7 Novembre 2011

Depuis 2009 SMOS surveille les eaux

La mission SMOS mesure, depuis 2009, l'humidité superficielle de sols, le contenu en eau de la végétation et la salinité des océans avec une résolution spatiale de 43 km et une revisite inférieure à trois jours.
Smos

50 ANS DE Résultats scientifiques

Depuis 2009 SMOS surveille les eaux.

C'est la première fois qu'une mesure directe de ces variables est effectuée de façon continue et précise depuis l'espace avec, qui plus est, un instrument extrêmement novateur. Ces données constituent une source remarquable d'informations et ont été déjà utilisées pour suivre divers évènements extrêmes.

La mission SMOS, lancée en novembre 2009, est triplement ambitieuse, par :

  • Ses finalités : destinée à mesurer systématiquement des quantités physiques, humidité du sol et salinité à la surface de la mer, de haute signification dans le système climatique.
  • Son parti pris technique innovant de radiométrie interférométrique.
  • Ses choix en matière d'extraction des quantités recherchées, choix qui mettent en œuvre des modélisations explicites du transfert radiatif.

Même si l'évaluation exhaustive des résultats de SMOS devra attendre la fin de la mission et certainement au-delà, le temps est déjà venu d'apprécier les premiers résultats ainsi que les chances de relever avec succès les défis posés par SMOS.

La recette en vol de SMOS, mission CNES/ESA/CDTI, s'est terminée en mai 2010. Mises à part des périodes d'étalonnage, le satellite a mesuré de façon continue l'humidité des sols à la surface du globe depuis lors, donnant ainsi naissance à deux ans de données uniques.

Le seul véritable problème rencontré par SMOS est la quantité importante de pollution radio électrique illégale dans la bande protégée. De nombreuses agences de protection des fréquences se sont attelées à ce problème, avec succès dans de nombreux pays. Plus de 100 sources ont été ainsi éteintes à ce jour en Europe.

La communauté scientifique internationale exploite ces données à des fins de validation car ces données sont très originales mais commence également à développer des applications.

Ainsi pour ne citer que quelques exemples, le Centre Européen de prévision météorologique à moyen terme teste actuellement l'assimilation des données SMOS dans leur modèle de prévision.

D'autres équipes travaillent sur la désagrégation des mesures pour faciliter la gestion des ressources en eau sur les bassins versants ou encore pour déterminer et suivre l'eau disponible dans la zone racinaire.

En « routine » les mesures SMOS permettent de suivre les évolutions saisonnières de l'humidité comme dans la zone intertropicale ou sur nos continents.

Grâce à la bonne précision des mesures, certains évènements extrêmes ont pu être suivis et anticipés comme les inondations (Pakistan, Australie, Etats Unis).

Des risques comme pour le cyclone Yasi en janvier 2011 ont pu être anticipés.

Des sécheresses comme celle ayant affecté l'Europe au printemps 2011 ou les Etats Unis l'été suivant ont pu être suivies de façon précise et rapide.

Après une si courte présence en orbite il est bien sur trop tôt pour faire un bilan. Tous les efforts portent sur la caractérisation du satellite, son étalonnage ainsi que sur la mise au point des algorithmes d'inversion fiables et robustes. La salinité étant la plus exigeante en termes de performances système, elle constitue l'âme de la validation du système. Quant à l'étalonnage, le suivi de l'Antarctique a montré la stabilité du système. L'analyse de ce dernier a également montré que le retour scientifique sur cette région pour le suivi climatique était extrêment prometteur. Les zones aux hautes latitudes ont également montré les fortes potentialités de SMOS avec un tout premier suivi du gel dégel en Finlande.

Les premiers résultats obtenus par SMOS ont également montré une très forte potentialité sur les océans avec les premières cartes mondiales de salinité mesurées de l'espace, le suivi des ouragans ou le couplage avec les données d'altimétrie.

Avec cet ensemble de résultats très prometteurs, un concept nouveau peut être envisagé pour faire suite à SMOS. Un instrument SMOSNext ayant une résolution 10 fois meilleure et un sensibilité multipliée par 3 pour accéder à de nouvelles applications en côtier ou pour le suivi et la gestion des ressources en eau.

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